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"Grabben i graven" bredvid som pjäs i ParisLe bureau de Katarina MazettiSvart streck



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Son roman Le Mec de la tombe d'à côté a remporté un succès phénoménal.

Avec Le Caveau de famille, la pétillante Katarina Mazetti poursuit sa drôle de romance. Elle porte un nom italien, hérité de son arrière-grand-père, mais il n'y a pas plus suédoise : très grande, très blonde, très souriante ! Très juvénile aussi avec son rouge à lèvres rose bonbon, assorti à son gilet, et modeste avec ça : "Je n'ai pas imaginé une seconde que Le Mec de la tombe d'à côté pourrait rencontrer un tel succès", confie la pétulante sexagénaire. Cette romance drôle, sans fard, entre une souris des villes, Désirée l'intello, bibliothécaire, et Benny le bouseux, fermier, est un cas typique de "long seller" : paru en 1999 en Suède, il s'y est vendu à 500 000 exemplaires, a été adapté là-bas au cinéma et a rallié plus de 1 million de spectateurs, avant d'être publié en 2006 par l'éditeur français Gaïa. Réédité en poche chez Babel/Actes Sud trois ans plus tard, Le Mec de la tombe d'à côté a atteint depuis 400 000 ventes dans l'Hexagone, toutes éditions confondues ! Le bouche-à-oreille a joué à fond en faveur de l'histoire de ce couple improbable, elle veuve, lui orphelin, qui fait connaissance dans un cimetière et prend tour à tour la parole. L'adaptation théâtrale très réussie d'Alain Ganas, qui s'est jouée à guichets fermés dans toute la France l'année dernière, n'y est pas pour rien non plus. Cerise sur la tombe : le producteur et réalisateur Patrick Braoudé, vétérinaire dans une autre vie, vient d'en acquérir les droits.

"Je n'ai jamais reçu un accueil pareil ailleurs que chez vous, s'extasie Katarina Mazetti. On sent que les livres y sont importants, il y a plein de festivals, des résidences d'auteurs..." Elle vient justement de passer quatre mois dans celle d'Ecla, à Bordeaux, et en a profité pour faire un saut au dernier Salon du livre de Paris à l'occasion de la sortie de Caveau de famille, la suite des aventures de Benny et Désirée. S'ils sont confrontés cette fois à une problématique familiale et conjugale aux accents plus sombres, le livre s'est déjà écoulé à près de 35 000 exemplaires en un peu plus d'un mois. Le phénomène Mazetti continue sur sa lancée !

Dire que cette fille unique d'un constructeur de bateaux et d'une créatrice de chapeaux, née à Stockholm en 1944, ne se voyait pas du tout écrivain... "J'ai étudié la littérature et l'anglais, mais ça me semblait incompatible avec l'écriture, je craignais trop d'imiter les grands auteurs. Mon rêve, c'était de devenir journaliste." Professeur de lycée, tout en écrivant des critiques littéraires, des chansons et des romans pour la jeunesse, Katarina tourne définitivement la page de l'enseignement, la quarantaine venue, pour faire de la radio.

Des jam sessions avec ses amis écrivains

Entre-temps, elle a fait la connaissance de son second mari, ingénieur agronome et fermier, dans un lycée agricole. "Le Mec de la tombe d'à côté n'est pas autobiographique, assure-t-elle. Evidemment, je connais la vie de la ferme. Mais j'y travaillais uniquement les week-ends, j'aidais une vache à vêler de temps à autre..." Elle se lance durant l'été 1998. "Il faisait très chaud. J'écrivais dans ma cuisine sur un ordinateur que j'avais loué et que je refroidissais régulièrement avec des pains de glace sortis du congélo, pendant que mes quatre enfants se chamaillaient dans le jardin !"

Le roman remporte très vite les faveurs de ses compatriotes. "Je crois qu'ils en avaient un peu assez de cette littérature suédoise très sérieuse, sombre, déprimante avec ses histoires de suicide. Mon livre les a fait rire." Pas étonnant de la part de cette bonne vivante, qui adore la musique folk et s'accorde des jam sessions avec son groupe de trois amis écrivains, où elle joue de l'accordéon et de la contrebasse. La Suède selon Katarina Mazetti, c'est tout de même autre chose !

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Prix Cévennes du roman européen
- Le premier prix européen vient de naître!

Le Prix Cévennes représente un engagement européen destiné à découvrir des auteurs européens et à faire partager le socle commun illustré par leurs oeuvres.

Le prix Cévennes sera décerné pour la première fois, samedi 7 juillet, à Alès. Il récompensera le meilleur roman européen de l'année (pour être couronné, son auteur doit vivre dans l'un des 46 pays membres du conseil de l'Europe). Le lauréat recevra 20 000 euros. Si le prix est décerné à un roman traduit en français, le traducteur recevra 5000 euros. le prix Cévennes est le résultat d'un double choix. Dans un premier temps, selon une procédure particulière, une sélection a été opérée par une dizaine de libraires indépendants, dont la librairie dialogues.

Chaque libraire devait sélectionner 25 romans traduits en français dans l'ensemble de la production européenne. La première sélection comprenait 86 titres différents provenant de 29 pays ou régions d'Europe. De cette liste ont été extraits les 11 romans les plus cités. C'est à partir de ce choix des libraires que devra travailler dorénavant un jury composé de personnalités francophones "reconnues pour leur appartenance au monde des lettres et leur attachement à la culture européenne." Ce jury doit être renouvelé tous les trois ans.

- Gaïa (09/06/2006)





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